Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).
Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).

Terreur :

réponses à un défi

Les mots manquent après les événements de la promenade des anglais, la violence terroriste est multiforme, dévastatrice, non sélective. Nous déstabiliser dans nos convictions, nos racines, nos exceptions culturelles, c’est le moyen de nous inciter à céder aux idées de vengeance qui justifieraient des représailles.

Rester unis et debout est notre premier rempart. Poursuivre nos activités ordinaires et nous projeter sans cesse vers la construction de notre avenir en est un deuxième : assurer la stabilité de l’édifice pour bâtir en élévation. Ce qui vaut pour le maçon vaut pour le citoyen.

 

Nous devons rester déterminés pour maintenir au quotidien les valeurs humanistes et les idéaux fondateurs de nos modes de vie et de pensée. Bien qu’on puisse parfois en douter, la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » n’est pas vaine. Elle est issue de la volonté de notre peuple, traduite en mots (gravée dans le marbre pour reprendre une expression plus solennelle) par nos représentants légitimes. La Constitution et l’ensemble des textes législatifs sont là pour définir et régir les règles de vie commune.

Évidemment, ces lois sont d’essence humaines et donc imparfaites. La démocratie est une œuvre jamais terminée, sans compter les brèches à colmater. Par ignorance, négligence, ou spéculation, nous ne sommes hélas pas tous imprégnés de cette difficile quête de justice et d’équité.

 

Sous l’effet de l’émotion ou de l’ambition née des prochaines échéances électorales, citoyens et politiques seraient tentés de raccourcir dangereusement le temps nécessaire à une saine réflexion avant d’engager la riposte. Ce mépris des dispositions constitutionnelles, c’est cela la menace ultime, et partant, la consécration de l’action terroriste. Au fil des attentats, le piège se referme, et répondre à cette pulsion aux conséquences illimitées signerait  la fin de notre société. Nos personnalités politiques montrent un bien piètre exemple d’intolérance, et comme je l’affirme fréquemment, nous avons les représentants que nous méritons : à nous d’avoir le sursaut salvateur pour changer la donne, il existe d’autres voies partisanes où participatives à explorer.

 

 

Si la constitution doit évoluer pour s’adapter à de nouveaux défis, cela doit être fait mais uniquement dans la concertation et le débat contradictoire. Nous vendéens conservons dans notre mémoire collective le souvenir d’atroces répressions remontant à l’époque où la démocratie naissante ne se formalisait pas : nous étions des terroristes et aucune loi ne permettait l’ouverture de droits de pourparlers.  

 

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A cette heure il n’est pas certain que le bourreau de Nice ait agi sous les injonctions du prétendu état islamique mais qu’importe : pour celui qui porte assez de haine, cette légitimité de pacotille vaut n’importe qu’elle autre. Nous ne sommes à l’abri nulle part et n’importe quelle fête locale, séance de cinéma, office religieux, foire, supermarché… peut faire l’affaire,  partout où se trouvent des victimes potentielles.

Alors oui, il faudra à l’avenir être plus vigilant, des millions de paires d’yeux et d’oreilles constituent un excellent service de renseignements, à condition de ne pas verser dans la délation et la surveillance à l’excès, ce qui serait aussi une victoire pour les « autres ».

 

J’étais à Poupet hier soir pour écouter le concert des Insus : voici un extrait de leur chanson « La Bombe Humaine » écrite en 1979 : « Si tu laisses quelqu'un prendre en main ton destin, c’est la fin ».

 

Jean Louis Aubert nous a aussi dit hier soir de « prendre soin de la Terre » et les murmures qui ont parcouru l’assemblée des 30 000 personnes présentes ressemblaient à un assentiment. De quoi recruter de nouvelles consciences décidées à donner un coup de main pour changer le monde ? La masse critique nécessaire pour faire basculer le système n’est encore pas suffisante et trop d’indécis tardent à s’engager.

Oh il bascule le système, mais sans aucun contrôle. Les Trump, Erdogan, Poutine, Orban… pour ne citer que quelques vautours occidentaux n’apportent que corruption, oppression, et souffrance. L’opinion de leur pays ne recueille pas assez de suffrages pour renverser la vapeur. L’ONU elle-même peine à rassembler suffisamment de chefs d’état volontairistes pour maintenir la paix.

Donc oui, nous avons besoin de tout le monde pour faire pencher la balance. Pour cela, je reprends la citation de Gandhi qui figure sur l’en tête de page d’accueil de ce site : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

 

 

Thierry Couillaud.
Jeudi 21 juillet 2016.

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