Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).
Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).

Orages ô désespoirs

L’été est là ! Pourra t’il chasser l’actualité du printemps qui donne le tournis tant les mauvaises nouvelles affluent de toutes parts ?

Au propre comme au figuré c’est un printemps pourri, des torrents d’eau et de boue se  déversent un peu partout dans le monde et la France n’est pas épargnée avec des dégâts considérables (ceux qui prétendent que la protection de l’environnement est inutile et coûteuse devraient m’expliquer l’économie réalisée à la suite des indemnisations à verser et les victimes à secourir).

A chaque excès climatique, on dit que c’est exceptionnel, centennal. Les phénomènes météo se succèdent sous des formes différentes et ne frappent pas forcément aux mêmes endroits, au final l’exceptionnel finit par donner l’impression d’être la norme (les théoriciens du complot diraient que tout cela est planifié pour faire tourner l’économie et créer des emplois, allez savoir !). En tous cas, la facture associée atteint des sommets et les nombreuses catastrophes à venir augmenteront largement le passif. Si la plupart des erreurs du passé ne sont pas rattrapables, efforçons nous au moins de pas les répéter et anticipons pour juguler les menaces futures.

 

D’autres torrents, déferlent aussi, torrents de haine envers à peu près tout ce qui vit, rampe, nage, marche, pousse, parle… Les nationalismes, replis sur soi (à tous les niveaux : transcontinentaux, nationaux, individuels) surgissent de toutes part alors que l’heure devrait être à l’union, la collaboration, la solidarité. Qu’en sera-t-il lorsque les vrais problèmes se manifesteront ? Faire front commun est la seule porte de sortie pour surmonter l’adversité, toute autre attitude nous renverrait immanquablement des dizaines de milliers dans le passé et je n’ai franchement pas le cœur à revenir à l’âge de la massue.

Pour ne citer que quelques morceaux de choix : États-Unis, Russie, Chine (ré)expérimentent le nivellement des consciences et l’envie d’en découdre par les armes… Venezuela, Brésil, Grèce poursuivent leur plongée dans le rouge de leur comptabilité… Les pays musulmans ne savent plus à quel Dieu se vouer… et l’Europe ? L’Europe des Lumières s’éteint dans des querelles stériles au lieu de se fédérer et imposer au monde les valeurs humaines qui étaient son apanage.

 

Pendant ce temps la France persiste à se déliter : alors que l’armement tient salon à Paris pour proposer les meilleurs moyens de s’étriper, à deux pas de là les manifestations populaires sont entachées par les actes de casseurs libres de violences car personne n’est là pour les gronder. L’Euro de foot, puis le tour de France cycliste, puis les grandes vacances effaceront tout : le peuple veut du pain et des jeux, c’est tout le principe de la magie, détourner l’attention, et çà marche depuis la nuit des temps.

Mesures antiterroristes, état d'urgence sans cesse prolongé, surveillance accrue, nos institutions se figent sur le maintien de leurs prérogatives, faisant fi des droits des gens ordinaires. A partir de la rentrée, en dehors de toute raison, la campagne électorale pour les présidentielles nous offrira l’image navrante de politiques ivres de pouvoir et tellement éloignés des préoccupations des français. A moins d’une entrée en force des mouvements participatifs citoyens qui constitueraient l’alternative aux vieilles idéologies partisanes, nous sommes contraints à l’alternance et le grand soir ne viendra pas, a moins que la peste brune embusquée dans l’ombre n'endeuille le grand soir en longue nuit de terreur.

 

Pour vous rassurer et ne pas vous laisser déprimer, sachez que les conseils municipaux de notre commune donnent parfois dans le vaudeville, et les invectives  et quolibets fusent à travers la salle du conseil. C’est selon les cas attristant ou réjouissant, mais au moins la preuve que le débat est vivant !

Allez, une petite douceur pour la fin. Les potées fleuries sur le pont du Lay ont été installées dans des conditions de sécurité inexistantes pour l’employé municipal chargé de la mission : en équilibre sur une échelle, sa tâche consistait à accrocher les suspensions à leur poteau. Les suspensions étant portées par un tracteur, le ballant a rendu l’opération délicate : un faux mouvement et l’agent municipal pouvait soit basculer sur le trottoir (il ne portait pas de casque), soit tomber dans le Lay (et là pas d’équipe de récupération). Un camion nacelle utilisé par des gens formés aurait évité cette prise de risque. Souci d'économie ? Matériel indisponible ? Simple ignorance des règles de sécurité ? Voilà un exemple où le principe de précaution méritait tout son sens. Ah, la valeur de la vie, vous avez de quoi méditer...

 

 

Thierry Couillaud.
Mardi 21 juin 2016.

 

 

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