Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).
Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).

Mais où sont passés les chômeurs ?

Le 1er avril est passé depuis 2 jours et le titre de cet édito ne peut donc se prévaloir du ton badin habituellement associé à cette date. C’est donc très sérieusement que cette question est posée.

 

Les récents mouvements sociaux et étudiants en réaction au projet de loi porté par le ministre du travail, Myriam El Khomri ont jeté sur le pavé des dizaines ou centaines de milliers de personnes en fonction des comptages (soumis à des variations bien connues selon la source des informations).

Le nombre réel des chômeurs est de 5 à 6 millions de personnes en totalisant les différentes catégories et les personnes ne cherchant plus d’activité et privées d’allocations. Certes, le chômage n’est pas une activité de tout repos et la recherche d’un travail ajoutée au montage des dossiers sont des occupations à temps complet.

 

Ces raisons sont elles suffisantes pour expliquer le manque d’assiduité des chômeurs qu’ils soient bénéficiaires ou non du système d’assurance chômage ? La solidarité vis-à-vis des personnes qui cotisent et alimentent les droits au chômage devrait pouvoir se manifester de manière plus convaincante. Les chômeurs doivent se rappeler que leurs ressources proviennent pour partie de ceux qui s’impliquent et tentent d’influer sur les décisions verticales des pouvoirs publics aux conséquences mal calculées.

Nombre de salariés ne peuvent se rendre disponibles pour manifester leur désapprobation dans la rue et le soutien d’autres catégories socio professionnelles au sens large est une nécessité pour faire reconnaître les objections qui en définitive profitent à tous.

Les retraités ne sont pas en reste et sont eux aussi pleinement autorisés à faire preuve de solidarité intergénérationnelle et inter sociale.

L’union est la meilleure arme pour avoir l’oreille des institutions, encore faut il que les revendications soient justes, crédibles et mesurées.

 

Dans un registre plus large, être chômeur n’est pas être inutile : donner de son temps dans des activités bénévoles, faire profiter les associations de son savoir  faire, de ses capacités, ses connaissances, ses compétences, c’est garder toute sa dignité.

A commencer par rayer du vocabulaire le mot « chômeur » tellement discriminant : le revenu universel peut fort justement rétablir dans leur dignité ceux qui ne peuvent pas ou plus travailler, quel qu’en soit le motif.

 

…Un jour peut être, il n’y aura plus ni chômeurs ni travailleurs, mais simplement des passionnés aux talents diversifiés et multiples…

 

 

 

Thierry Couillaud.
Lundi 4 avril 2016.

 

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