Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).
Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).

Le défi des USA

A propos de la fin des temps relatée dans l’Apocalypse, la Bible dit (chap. 8 vers. 7) : "le premier [ange]* sonna de la trompette, il se produisit de la grêle et du feu mêlés de sang qui furent jetés sur la terre. Le tiers de la terre fut consumé, le tiers des arbres flamba et toute plante verte fut brûlée".

A peu de chose près, c’est ce qui devrait se produire si les dires de Donald Trump, pour qui le réchauffement global n’est que pure invention, sont mis en application. L’Apocalypse selon Saint Jean pourrait prendre la forme d’une prédiction terriblement vérifiable s’il s’avérait que ce démon de Trump sonnât le glas de l’humanité en usant de sa « trumpette », si vous permettez ce trait de dérision (remarquez, Bill Clinton jouait bien du saxophone !).

La caste politique américaine est aussi douée que la nôtre quand il s’agit de faire du vent. Sous estimer les besoins et les désirs de l’opinion, ressasser mandature après mandature la même ligne politique élimée et porteuse de frustrations accumulées, c’est souffler sur les braises de la colère avec des retombées sociales comme autant de traits enflammés allumant partout des foyers d’insurrection, de protestation et de désobéissance civile.

Fatigués de ces discours prometteurs émanant de privilégiés peu au fait des besoins réels de leur population, les citoyens des Etas Unis ont fait mardi dernier un choix radical et assez contradictoire car leur nouveau seigneur est un autre privilégié. Ses manières peu ragoutantes auraient dû en faire un repoussoir, mais il faut croire que le peuple américain est tombé bien bas pour n’avoir que ce choix à opérer.

L’avenir démentira, on peut l’espérer, ce pronostic sombre : le 45ème président des USA sera peut être un parfait gestionnaire des affaires de son pays et le monde entier bénéficiera de ce changement de cap. Il faut le souhaiter ardemment car beaucoup en dépend.

 

Les résultats de cette élection américaine appellent évidemment à porter le corollaire vers les mois à venir dans notre propre pays, même si le fonctionnement des institutions est différent. Le fédéralisme des Etats Unis et l’équilibre de l’autorité entre le congrès, la cour suprême et le président limitent la marge de manœuvre de ce dernier, donc les risques de dérapage. Ce système a son revers puisque les réformes doivent recevoir une adhésion massive pour être votées.

Notre système constitutionnel laisse plus de souplesse au fonctionnement de la démocratie.

 

Certains voient dans l’élection de M Trump un exemple à copier chez nous : puisqu’un grand pays comme les USA a osé franchir le pas du vote populiste et protestataire, c’est qu’un tel choix constituerait une bouffée d’air frais pour transposer en France cette orientation électorale.

Avant cela les deux dimanches à venir focaliseront l’attention sur la primaire de la droite. L’erreur serait de sous estimer cette étape en s’abstenant car l’élection de notre futur-e président-e se joue en très grande partie maintenant.

 

Enfin, je ne saurais terminer cet édito sans rappeler la mémoire des centaines de personnes tombées sous les balles des terroristes il y a tout juste un an au Bataclan. Qu’ils reposent en paix désormais, courage à leurs amis et à leur famille pour répandre la vie et la bienveillance.

 

*N.D.A

 

 

Thierry Couillaud.

Dimanche 13 novembre 2016.

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