Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).
Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).

Vous avez dit "primaires" ?

C’est le dimanche des rameaux, marqueur d’une tradition religieuse encore bien ancrée dans notre département. Comme un signe c’est aussi le premier jour du printemps, le frémissement d’un renouveau spirituel et naturel après les rigueurs (toutes relatives cette année) de l’hiver.

La nature nous montre une fois de plus l’exemple de la reconstruction latente qui, à la faveur de conditions favorables peut émerger d’une torpeur qui n’est qu’apparence et dissimulation en attente d’éclosion libératrice d’une stupéfiante variété de formes, de couleurs, et de toutes ces expressions multiples que la vie sait mettre en scène.

La Passion du Christ retrace cette même symbolique de transmutation nécessaire à l’achèvement d’une étape pour entamer la métamorphose vers un stade supérieur d’évolution et d’adaptation à de nouvelles opportunités, d’autres conceptions.

 

Mais la comparaison s’arrête là, point de métamorphose et quid de l’exubérance printanière lorsqu’on ramène le jeu sur le terrain électoral national !

 

Alors que dire de la mixture politique qui mijote dans la marmite France en prévision de l’éclosion de 2017 ? Peut-on croire qu’une métamorphose salvatrice transformerait ces chenilles peu ragoûtantes en élégants papillons ?

Le renouveau du printemps ne concerne pas les sphères de nos décideurs dirait’ on et des papillons fatigués par des vols de trop longue durée ont-ils assez d’énergie et d’audace pour inventer nos futurs et construire nos avenirs ?

La variété du cheptel politique semble aussi restreinte que dans le cas de la biodiversité soumise à des pressions environnementales. Au contraire des arbres naturels stimulés par la croissance, l’arbre des partis ne produit que peu de rameaux, et encore la plupart restent chétifs.

 

Depuis longtemps le problème n’est plus l’excès de candidatures dont certaines sont parfois à la limite de la crédibilité, mais l’insuffisance de prétendants.

Notre système électoral s’apparente de plus en plus à celui des États Unis où deux partis très proches dans leurs convictions engagent des millions de dollars pour un simulacre d’affrontement. Cette masse financière trouverait certainement de biens meilleurs emplois si la raison primait.

 

 

Ainsi donc, chez nous les couleurs du printemps politique oscillent du rose clair au bleu clair dans une alternance fade et stérile.

Suprême raffinement : les primaires de l’automne achèveront de précipiter la venue d’un hiver prolongé dont nul printemps ne viendra réveiller la démocratie endormie…

 

…Et si quelques pousses survivantes verdissaient en 2017 ?

 

 

 

Thierry Couillaud.
Dimanche 20 mars 2016.

 

 

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