Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).
Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).

Elle court, elle court la rumeur...

L’été ne semble pas vouloir mourir en ce mois de septembre. Avec tout ce soleil et cette chaleur, il traîne dans les esprits des sensations de vacances, des envies d’ailleurs, le souvenir des pauses estivales s’attarde…

Le dernier édito du 21 août avait comme un goût de rentrée politique, sans doute lié à la précipitation de quelques énergumènes pressés d’en découdre avec les échéances électorales à venir.

Revenons à des sujets plus légers (en apparence seulement) avant que la grisaille automnale ne s’accompagne d’évènements plus lourds à commenter, il sera bien temps d’en parler au moment opportun.

 

Ainsi donc, avant d’être une arme politique, la rumeur est un phénomène social consistant à propager des nouvelles et des informations vraies ou fausses. Les potins de village sont légion mais la taille du village est dorénavant mondiale. Les moyens de communications modernes, grâce aux équipements informatiques, ont permis aux réseaux sociaux et aux messageries virtuelles de s’épanouir et de devenir le vecteur idéal de diffusion d’idées et de faits de toutes natures sans contrôle vraiment efficace.

Chacun peut reprendre à sa guise un contenu et le partager sans se soucier de sa véracité et des conséquences de ses actes. Le mode de propagation peut être particulièrement viral lorsque les colporteurs partagent des nouvelles alimentant peurs et instincts de protection.  Comme cela marche dans les deux sens, une information réelle et capitale peut aussi bien passer inaperçue au lieu d’être efficacement relayée.

Rien ne peut être pris à la légère sous prétexte d’invisibilité ou d’incognito derrière l’écran d’un moniteur ou d’un Smartphone.

D’autre part, au-delà des répercussions possibles dans la vie de tous les jours, d’autres conséquences plus discrètes de cette agitation stérile portent sur l’inutile consommation d’énergie électrique associée à toutes ces activités non productives et néfastes, ainsi que la mobilisation de la bande passante ralentissant le flux des communications.

 

De nombreux brigands tendent des pièges sur les routes du net : leur but est de s’approprier votre carnet d’adresses, vos données personnelles et d’en faire commerce. Plus simplement, d’’autres s’amusent à déstabiliser l’harmonie sociale, ou faire du prosélytisme en inoculant le venin de leurs idées subversives.

Par souci de clarté, voici quelques exemples de canulars récurrents, vous avez probablement déjà vu l’un entre eux :

  • La petite Cassandra Huet qui n’a sans doute jamais existé et qui n’en finit pas d’être enlevée depuis 2008 !
  • Le don de moelle pour guérir Noëlie en 2003 est authentique, mais Noëlie est malheureusement décédée en 2004 et l’appel au don tourne encore !
  • Le courriel vous avertissant de ne pas ouvrir un message portant le nom « invitation » sensé être « une torche olympique qui brûle le disque dur du PC ». Pitié ne me l’envoyez plus, mes disques durs se portent très bien !
  • Le cas de Mohammed avec ses 2 femmes et ses 16 enfants qui touchent 8947 €/mois. Calculs sciemment faussés afin de porter atteinte aux personnes défavorisées.
  • Enfin un petit dernier, un grand classique : les femmes agressées sur les parkings de supermarchés par des individus qui leur font respirer de l’éther pour voler leur sac ou leur voiture. Du même tonneau que l’affaire des bonbons drogués donnés aux enfants pour les rendre accros !

 

Il est facile de vérifier sur un moteur de recherche ou bien sur les sites « Hoaxbuster » et « Hoaxkiller » le bien fondé de ces assertions. Les canulars sont assez souvent faciles à identifier en observant le style rédactionnel : utilisation de mots en couleur, spécialement le rouge, texte totalement ou partiellement frappé en majuscule, orthographe et grammaire incertains, syntaxe approximative…

 

Enfin, on ne compte plus les innombrables chaines du bonheur, oui oui les mêmes que nous recevions autrefois dans les vraies boites aux lettres et qui promettaient des tonnes de billets de banque ou la malédiction éternelle selon que vous décidiez de les recopier 20 fois (pas photocopier !!) ou de les brûler.

 

Suivez également les conseils de transfert des messages exposés par toutes les bons FAI (Fournisseurs d’Accès Internet). N’oubliez pas que les pirates s’adressent aussi à vos sentiments pour vous inciter à mordre à l’hameçon, vous escroquer, récupérer les adresses pour les spammer.

Tout n’est pas vérifiable bien sur, mais un minimum de prudence s’impose. Le partage est une noble pratique, encore faut'il filtrer et ne pas fonctionner à l’impulsion, sans réflexion…

 

 

 

Thierry Couillaud.
Jeudi 8 septembre 2016.

 

 

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