Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).
Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).

Changer d'échelle

La peur est un mode de gouvernance à tous les niveaux : états, entreprises, institutions, médias, et notre époque avec l’ensemble des moyens de diffusion de l’information par l’entremise des réseaux sociaux, se prête particulièrement bien à l’utilisation de ce vecteur de déstabilisation et de division.

C’est la force des nationalismes montants d’instiller cette peur dans les esprits au point de perdre toute notion de jugement de valeur. L’exemple le plus marquant ces derniers temps vient des Etats Unis dont la parole n’a plus de sens, j’en veux pour preuve la remise en cause de l’accord de Paris sur le changement climatique, remise en cause soutenue également par la Russie, elle aussi prompte à la trahison. Trahisons, il y en a tous les jours en ce moment au sein des familles politiques qui se déchirent pour placer leur poulain sur le siège présidentiel.

Pendant ce temps, les états européens tentent de renouveler leur confiance en l’Union pour les 60 ans du traité de Rome. On promet de revenir aux fondamentaux : même mal construite, il vaut mieux une Europe unifiée que pas d’Europe du tout. Il nous faut penser à la fois global et local. Si la mondialisation à outrance ne règle pas tous les problèmes, le repli sur soi n’apporte pas davantage de solutions : collaborer plus et rivaliser moins, plus de collectif et moins d’individualisme. N’importe quel joueur d’une équipe sportive vous dira que c’est la clé vers le succès.

Et c’est aussi ce que les décideurs et les élites doivent comprendre, assimiler et restituer en actions concrètes, il nous revient de leur signifier que la donne est train de changer, que l’exercice du pouvoir les rend responsables non seulement de leur propre pays mais aussi du reste de l’humanité, à vrai dire responsables de l’avenir de notre planète et de tous ses habitants. Toute autre considération rend caduque leur prise de fonction et l’utilité de leur pouvoir.

Notre rôle en tant que citoyens du monde n’est pas de regretter le passé et s’enfermer dans des postures dépassées, mais bien au contraire d’aller de l’avant vers de nouvelles conquêtes sociales et politiques… et d’entrainer à notre suite nos dirigeants qui dès lors n’auront pas d’autres choix que de dépasser les clivages et transformer les sociétés. LA condition est de refuser l’introversion, qui ne conduit qu’à des impasses, seule l’ouverture est salutaire. Certes les nombreuses difficultés économiques dont sont affligées de nombreuses régions n’aident pas à la prise de conscience  par leurs occupants, et la tentation d’aller vers des solutions radicales les tentent. A ceux-ci je cite Monsieur Nicolas Hulot dont les préoccupations vont bien au-delà des problèmes écologiques : « Nos crises trouvent leur origine dans une absence et non un excès de solidarité. Si l’on ne veut pas que la situation s’aggrave, ne faisons pas le choix de construire des murs et de se replier sur des nationalismes. Le seul antidote, c’est l’humanisme ». https://reporterre.net/Nicolas-Hulot-Nos-crises-trouvent-leur-origine-dans-l-absence-de-solidarite

Je rencontre fréquemment des personnes convaincues que leur pays, commune, village… est un système clos, un îlot indépendant et heureux. Bien sur c’est une erreur grave car nous sommes tous interconnectés et le moindre changement affecte l’ensemble du système. C’est ce qu’il nous faut faire entendre aux maitres du monde : changer d'approche et dé zoomer pour voir plus large et plus grand. Nous gagnerons en respect mutuel, la confiance s’installera et… ainsi nous pourrons changer le monde.

 

 

Thierry Couillaud.
Vendredi 31 mars 2017.

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