Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).
Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).

Après les primaires...

Bien faite ou mal faite, la primaire de la droite est désormais close : 4 millions d’électeurs sur les 45 millions d’inscrits ont (presque) choisi le futur président qui conduira notre pays. Plus de 40 millions de personnes ont donc délibérément choisi de s’en remettre à la décision de 4 millions. Drôle de démocratie pourrait on dire, qui présélectionne des candidats et les fait valider par une petite partie de l’électorat. Drôle de démocratie où 90% des électeurs se désintéressent de leur avenir peut on rétorquer. J’entends souvent dire que trop de candidats se pressent à la fonction suprême, que les primaires sont l’occasion de « faire le tri » : mais au contraire, l’abondance de candidats est un signe de vitalité, de dynamisme et d’intérêt pour le devenir du pays. Réduire l’offre n’est pas nécessairement un gage de qualité, la diversité est dans la nature et la pression de sélection le privilège de l’électorat populaire. Encore faudrait il modifier le mécanisme électoral : le scrutin uninominal à 2 tours tel que nous le connaissons n’est pas particulièrement démocratique (voir cette vidéo très explicite sur le sujet). Au final, les 2 présidentielles du 21ème siècle se sont soldées par une élection par défaut et beaucoup de mécontents tant à droite qu’à gauche au gré du tangage.

Le gros de l’électorat reste en recherche d’idéologie porteuse et novatrice. Pris en tenaille entre les 2 courants principaux représentants, cet establishment tant contesté et le saut vers l’inconnu de l’extrême droite, la fenêtre de tir est étroite.

 

La victoire inattendue de François Fillon, le renoncement de François Hollande rebattent les cartes et provoquent des déplacements de pièces sur l’échiquier électoral.

 

La bonne nouvelle du jour, c’est la candidature du désormais célèbre Alexandre Jardin (voir la page Facebook), homme d’action et de terrain, un « faiseux » comme il aime à le dire et non pas un « diseux » déconnecté de la base, pensant et décidant en hors sol, perché sur sa tour d’ivoire.

Comme quoi les frondaisons des grands partis n’empêchent pas les jeunes pousses de germer, et qui sait, de fructifier un jour ?

 

 

 

Thierry Couillaud.
Dimanche 4 décembre 2016.

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