Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).
Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (Mahatma Gandhi).

2017 : quitte ou double ?

Les comptes de l’année 2016 sont désormais clôturés, et en ces temps de vœux, peut-on dire que ce fût une bonne année ? Rien n’est moins sur, chaque année supplémentaire chargeant la musette de nouveaux fardeaux sur une humanité déjà bien arthritique. Ce qui n’était jusqu’à il y a peu qu’une crispation des consciences se concrétise en replis sur soi pseudo identitaires ou corporatistes engendrant toutes les engeances possibles. Les résultats des diverses consultations électorales et référendaires à travers le monde traduisent cet élan vers l’intransigeance, la dureté, comme une farouche et absurde détermination à s’enferrer dans des scénarios de non retour. Le monde géopolitique adopte d’autres équilibres au gré du basculement des forces en présence. L’exemple le plus frappant  concerne les Etats Unis dont la suprématie tangue au profit de la Russie et de ses satellites. Peut être une opportunité pour l’Europe de se replacer en partenaire incontournable, à condition de parler au nom de ses peuples et non d’intérêts purement privés.

 

Et pourtant, malgré ce sombre tableau tout n’est pas perdu. Partout dans le monde des communautés s’agrègent et inventent d’autres formes de démocratie plus ouvertes en outrepassant leurs gouvernements et leurs institutions incapables de se réformer eux-mêmes, encore moins de conduire des réformes sociétales. En appliquant simplement le vieil adage « Aide toi, le ciel t’aidera », des initiatives populaires fleurissent un peu partout menées par des hommes et des femmes de toutes conditions. Las de l’incapacité de leurs gouvernants à fédérer et apporter de l’espoir et des décisions audacieuses, sous forme associative et coopérative, ces nouveaux pionniers défrichent les jachères de la solidarité à coup d’actes (re)fondateurs. Certes rien de bien nouveau, sinon l’ampleur que prennent ces « unités sociales » grâce à l’effet de levier des réseaux sociaux par l’entremise d’Internet. Non, Internet n’est pas que duperie et forfaiture, il en sort beaucoup de belles et bonnes actions. Internet et l’utilisation que nous en faisons peut être considéré comme un marqueur de la bonne santé de nos relations et du respect que nous devons nous porter mutuellement. Cet outil apporte une ouverture au monde, un élargissement de la pensée, une somme d’interactions inenvisageables il y a seulement 20 ans.

 

Je reprendrai une citation du philosophe et académicien Michel Serres « En réalité nous sommes heureux », dans une Europe pacifiée et sans ennemi déclaré. Pour ma part, je suis né à la fin des années 50 et n’ai jamais connu la guerre, aucune des générations qui nous ont précédé (en France en tout cas) n’aurait pu en dire autant. Quoi qu’on en dise l’Europe est encore la région la plus stable politiquement parce que des contre pouvoirs peuvent s’exercer et maintenir l’équilibre. Même imparfait, c’est un modèle qui peut et doit influencer le reste du monde.

 

Bonne année pour la reconstruction de projets porteurs d’espoirs pour les peuples.

Bonne année  pour le redéploiement de la solidarité et de l’humanisme.

Bonne année  pour la réappropriation de notre destin et de notre libre arbitre.

 

 

Thierry Couillaud.
Mardi 17 janvier 2017.

 

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